|
Page 1 sur 3
LA
BICHE,
PAQUEBOT
POSTE DE LA LIGNE CALAIS DOUVRES
1847-1855
- Un paquebot du service public
Depuis 1784, les paquebots poste de
la Manche doivent en priorité assurer le transport des correspondances entre
Calais et Douvres.
Ils sont assimilés aux
bâtiments de l’Etat mais ils effectuent un service public comme le précise le
cahier des charges contraignant qui régit l’adjudication du service postal
Soumis au
régime des conventions postales successives entre la France et le Royaume-Uni,
on les désigne communément sous le vocable de « Malles » par analogie
avec le terme appliqué aux voitures de poste dont ils prolongent le service sur
le détroit. Ces navires ne sont pas des bâtiments ordinaires qui recherchent le
fret mais le maillon maritime de la route terrestre entre Paris et Londres. La
rapidité et le confort sont les critères essentiels qui président à
l’élaboration de leurs caractéristiques techniques/ Leur construction est
inspirée des plus modernes bâtiments de guerre de l’époque.
Jusqu’en 1821, l’ensemble des
paquebots postaux sont des voiliers, puis se succèdent des générations de
navires à vapeur en bois nommés alors « pyroscaphes »
La BICHE est le premier
vapeur français à aubes de la ligne de Calais à Douvres à posséder une coque en
fer, après le paquebot anglais Dover mis en service en 1840.
La construction de LA BICHE est
décidée en 1844, avec celle de deux autres
paquebots de malle, LE DAIM, construit à l’identique, et LE FAON,
propulsé par une hélice au lieu de roues à aubes. Cette famille de paquebots
est destinée à remplacer un trio de vapeur en bois qui sillonnent le pas de
Calais depuis le début des années 1830 : Le Courrier, La Poste et l’Estafette.
EN avril 1844, l’ingénieur Moissart chargé de la
construction des nouvelles malles
visite les ports de Calais et Douvres. Il fait plusieurs voyages d’études
sur les paquebots anglais, dont Princesse Alice, considéré alors comme le plus
rapide sur le détroit…
|